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Archive de la catégorie Témoignages

Abus psychiatriques: Des parents témoignent

Enfant

Si vous avez été victime ou témoin d’abus psychiatriques, contactez CCDH au 01 40 01 09 70 ou par email à ccdh@wanadoo.fr

Mon fils a été admis dans un hôpital psychiatrique de la région parisienne en 2007. Il était suivi en psychiatrie depuis l’âge de 17 ans. Il m’avait raconté qu’il y a quelques années, on l’avait placé dans une chambre d’isolement en le laissant tout nu. Il ne voulait pas retourner en psychiatrie et m’avait dit qu’il préférait se suicider plutôt que d’y retourner. Hélas, je ne l’ai pas cru. Mon fils s’est suicidé dans sa chambre le lendemain de son admission.
Lydie, 2007

Mon fils, adolescent est parti un jour se promener à l’aéroport de Roissy car c’est un passionné d’avions. Ce jour-là, n’ayant ni mangé ni bu, il a eu un malaise et a été amené à l’hôpital. Je suis allé le chercher le lendemain car il allait mieux et souhaitait sortir. D’autres personnes en avaient décidé autrement. On m’a dit que mon fils allait être interné en psychiatrie. Six infirmiers ont alors littéralement sauté sur mon fils et l’ont mis en isolement dans la section psychiatrique, sans que je ne puisse rien faire. Pendant deux jours, on m’a même interdit les visites, et on m’a fait sortir physiquement de l’hôpital. Plus tard, même quand les visites ont été autorisées, on n’a pas voulu que je reste seul avec mon fils. Mes visites étaient constamment surveillées par les infirmiers, comme en prison. Mon fils m’a d’ailleurs dit “La prison c’est mieux, là-bas les gens ont des droits…”. J’avais peur qu’on ne drogue mon fils avec des doses trop lourdes de neuroleptiques, et c’est effectivement ce qu’ils ont fait. Je n’ai rien pu faire. Mon fils est resté quarante jours en psychiatrie.
Mouloud, 2007

Après une tentative de suicide, mon fils de 10 ans a été hospitalisé en psychiatrie. Il a reçu un traitement médicamenteux inadapté pendant plusieurs semaines par perfusion, avec des doses pour adultes. Lorsque j’ai remarqué des hématomes sur son dos, j’ai décidé de le sortir de là. Quand une personne est en dépression, elle a besoin d’être aidée, entourée, encouragée alors qu’en psychiatrie, vous êtes drogué et on vous enfonce dans la folie.
Aicha, 2007

Ma fille Cécile a été internée dans un hôpital psychiatrique. Lorsqu’elle était agitée, on l’attachait à son lit. Ma fille avait un kyste sur les lombaires, elle ne pouvait se déplacer qu’à genoux. Le personnel pensait qu’elle faisait semblant et lui donnait des coups de pieds. Elle est restée six mois à l’hôpital psychiatrique. À part lui donner des psychotropes, ils ne faisaient rien. En tant que parents, nous étions systématiquement écartés.
Un jour, on lui a administré des électrochocs. En sortant de l’hôpital psychiatrique, elle ne pouvait plus écrire ni se concentrer. Mon mari et moi sommes scandalisés. Je vous en conjure, ne donnez jamais d’électrochocs à des personnes que vous aimez !
Les parents de Cécile, 2007

Les dérives d’une psychiatrie hors contrôle:

    Internements sous contrainte : 76 000 cas chaque année.
    Surmédicalisation psychiatrique : la France n° 1 pour la consommation mondiale de psychotropes ; “ internés” ou “externés”, les
    patients en sont tous gavés.
    Électrochocs : au moins 70 000 séances chaque année, sans que le patient ou la famille aient été informés des véritables dangers.
    Au moins 15 000 enfants sous Ritaline.

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