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Archive pour janvier 2009
Abus psychiatriques: Des parents témoignent
14.1.2009 par admin.
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Si vous avez été victime ou témoin d’abus psychiatriques, contactez CCDH au 01 40 01 09 70 ou par email à ccdh@wanadoo.fr |
Mon fils a été admis dans un hôpital psychiatrique de la région parisienne en 2007. Il était suivi en psychiatrie depuis l’âge de 17 ans. Il m’avait raconté qu’il y a quelques années, on l’avait placé dans une chambre d’isolement en le laissant tout nu. Il ne voulait pas retourner en psychiatrie et m’avait dit qu’il préférait se suicider plutôt que d’y retourner. Hélas, je ne l’ai pas cru. Mon fils s’est suicidé dans sa chambre le lendemain de son admission.
Lydie, 2007
Mon fils, adolescent est parti un jour se promener à l’aéroport de Roissy car c’est un passionné d’avions. Ce jour-là, n’ayant ni mangé ni bu, il a eu un malaise et a été amené à l’hôpital. Je suis allé le chercher le lendemain car il allait mieux et souhaitait sortir. D’autres personnes en avaient décidé autrement. On m’a dit que mon fils allait être interné en psychiatrie. Six infirmiers ont alors littéralement sauté sur mon fils et l’ont mis en isolement dans la section psychiatrique, sans que je ne puisse rien faire. Pendant deux jours, on m’a même interdit les visites, et on m’a fait sortir physiquement de l’hôpital. Plus tard, même quand les visites ont été autorisées, on n’a pas voulu que je reste seul avec mon fils. Mes visites étaient constamment surveillées par les infirmiers, comme en prison. Mon fils m’a d’ailleurs dit “La prison c’est mieux, là-bas les gens ont des droits…”. J’avais peur qu’on ne drogue mon fils avec des doses trop lourdes de neuroleptiques, et c’est effectivement ce qu’ils ont fait. Je n’ai rien pu faire. Mon fils est resté quarante jours en psychiatrie.
Mouloud, 2007
Après une tentative de suicide, mon fils de 10 ans a été hospitalisé en psychiatrie. Il a reçu un traitement médicamenteux inadapté pendant plusieurs semaines par perfusion, avec des doses pour adultes. Lorsque j’ai remarqué des hématomes sur son dos, j’ai décidé de le sortir de là. Quand une personne est en dépression, elle a besoin d’être aidée, entourée, encouragée alors qu’en psychiatrie, vous êtes drogué et on vous enfonce dans la folie.
Aicha, 2007
Ma fille Cécile a été internée dans un hôpital psychiatrique. Lorsqu’elle était agitée, on l’attachait à son lit. Ma fille avait un kyste sur les lombaires, elle ne pouvait se déplacer qu’à genoux. Le personnel pensait qu’elle faisait semblant et lui donnait des coups de pieds. Elle est restée six mois à l’hôpital psychiatrique. À part lui donner des psychotropes, ils ne faisaient rien. En tant que parents, nous étions systématiquement écartés.
Un jour, on lui a administré des électrochocs. En sortant de l’hôpital psychiatrique, elle ne pouvait plus écrire ni se concentrer. Mon mari et moi sommes scandalisés. Je vous en conjure, ne donnez jamais d’électrochocs à des personnes que vous aimez !
Les parents de Cécile, 2007
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Les dérives d’une psychiatrie hors contrôle:
patients en sont tous gavés.
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Répression ou prévention : encore faut-il savoir de quoi l’on parle.
7.1.2009 par admin.
En matière de délinquance comme dans bien d’autres domaines, la prévention est préférable à la répression. Personne ne dira le contraire, d’autant plus que cela ne s’oppose pas au fait qu’il faut bien parfois réprimer les délinquants. Cette déclaration est fort consensuelle en apparence. Mais penchons nous un instant sur le sens des mots et voyons si les choses sont aussi simples que cela.
« Répression » signifie action de réprimer et réprimer est défini dans le Petit Robert dans son sens courant comme « empêcher (une chose jugée condamnable ou dangereuse pour la société) de se manifester, de se développer ».
Questions : la rétention de sûreté est-elle une mesure répressive ou une mesure préventive ? Procéder à un internement en psychiatrie est-elle une mesure préventive ou répressive ? Imposer un traitement psychiatrique, est-ce réprimer ou est-ce prévenir ?
A titre d’analogie, imaginons un patient atteint d’un cancer des poumons : le garder contre son gré en hôpital et lui imposer un traitement qu’il refuse serait considéré comme des mesures de contrainte, et certainement pas comme de la prévention. Prévenir, et dans ce cas il est trop tard, aurait consisté à l’éduquer sur les dangers du tabac et à lui enseigner une bonne hygiène de vie. La différence entre prévenir et guérir (réprimer) est ici très claire.
Il n’en est pas de même en matière de délinquance. Les mesures de prévention sont pour la plupart des mesures de répression. Faire appel à la psychiatrie, c’est faire appel à des méthodes répressives par nature. La camisole chimique imposée aux délinquants potentiels sert à « empêcher une chose jugée condamnable de se manifester ». C’est un fait et c’est la définition même de réprimer. Qu’en est-il des psychothérapies ? On pourrait dire qu’il s’agit d’une non-mesure, dans la mesure où même psychiatres et psychanalystes reconnaissent son inefficacité sur la structure criminelle des individus. La question mérite néanmoins d’être posée. Est-ce de la prévention ou de la répression ? Les psychothérapies cognitivo-comportementales (TCC) ont pour but d’amener l’individu à se conformer aux normes comportementales en s’adaptant au milieu. On amène l’individu à réprimer ses comportements « irrationnels ». Par nature, c’est de la répression, même s’il s’agit d’une répression apparemment « douce ». Les psychothérapies analytiques sont reconnues particulièrement inefficaces sur les délinquants. Est-ce pour autant une forme de répression ? Faites correctement, je ne crois pas que l’on puisse parler de répression. Mais faites correctement signifie le plein et sincère accord de la personne et cela ne s’applique pas au contexte d’un traitement imposé. Mal faite, une analyse se traduit par des évaluations de la part du psychanalyste sur les causes des problèmes, et ces évaluations sont particulièrement nocives, plongeant le sujet dans le trouble et la confusion.
Faire appel à la psychiatrie, ce n’est donc jamais de la prévention. C’est passer d’une forme de répression à une autre, de la prison et de l’enfermement carcéral à l’enfermement psychiatrique. C’est tenter de justifier la répression en affirmant qu’elle est faite dans l’intérêt du délinquant, et pas seulement dans l’intérêt de la société. C’est peut-être aussi, si l’on est cynique, renforcer la répression en cherchant à additionner l’enfermement de la prison et l’abrutissement de la personne auquel seule la psychiatrie parvient avec ses drogues et ses méthodes brutales.
Volonté de détruire peut-être, hypocrisie sans doute, ignorance assurément de ce qui est réellement fait par la psychiatrie, quelles que soient les motivations, la tendance des autorités officielles est à la psychiatrisation de la délinquance. Est-ce au moins une forme de répression efficace, c’est-à-dire empêche-t-elle véritablement les délinquants de passer à l’acte ? La réponse est non. L’exemple de Grenoble, où un patient en psychiatrie a tué un jeune homme au hasard, nous rappelle que la plupart des crimes les plus atroces sont commis par des personnes sous traitements psychiatriques. Cela pourrait faire l’objet de bien d’autres articles qui aborderaient entre autres choses les dangers des drogues psychiatriques. C’est un autre sujet.
En conclusion, quand vous entendez parler de prévention de la délinquance, soyez conscient qu’on essaie le plus souvent de faire passer des vessies pour des lanternes et que l’on parle en réalité de répression. Exigez alors qu’une vraie prévention soit envisagée, c’est-à-dire des mesures susceptibles d’éviter que quelqu’un s’engage dans la voie de la délinquance sans pour autant perdre sa liberté. Une vraie prévention serait basée sur l’éducation sans aucun doute, sur l’existence de perspectives futures et sur la responsabilité. Tout le contraire de la psychiatrisation.
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Une étude belge indique que les enfants sous ritaline sont plus fréquemment internés en psychiatrie que les autres.
2.1.2009 par admin.
Le nombre de patients souffrants de TDAH (Troubles du Déficit de l’Attention/Hyperactivité) hospitalisés en psychiatrie est devenu sept fois plus important au cours des cinq dernières années, indiquent jeudi Het Belang van Limburg et la Gazet van Antwerpen. En comparaison avec la même période en 2007, ce nombre a encore augmenté de 20% au cours du premier semestre 2008.
Les chiffres proviennent d’échantillons réalisés par le pharmacien prépensionné Fernand Haesbrouck d’Ypres. Il a comparé au cours des cinq dernières années les statistiques de quatorze instituts psychiatriques.
Selon lui, cette croissance spectaculaire est liée aux effets secondaires des doses trop élevées des médicaments TDAH, tels que la Rilatine, Strattera ou Concerta qui induirait des comportements psychotiques chez les patients.
Cette étude vient confirmer la nocivité de psychotropes tels que la Ritaline, mais quoi d’étonnant quand on sait que la molécule de la Ritaline est du style amphétamine, aux effets aléatoires et créant une dépendance!!! Et pourtant on donne ça aux enfants…
De plus, ce qu’il faut savoir, c’est que TDAH est une “maladie” inventée de toute pièce par la psychiatrie afin d’écouler les psychotropes vendus par certains laboratoires pharmaceutiques. Ce fait a été reconnu même par des psychiatres, et la relation équivoque existant entre la psychiatrie et les laboratoires pharmaceutiques continue d’être dénoncée chaque jour davantage…
Source: RTL info
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