Vous parcourez actuellement les archives du blog FREDERIC GROSSMANN de mai 2008.
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Archive pour mai 2008
Qu’est-il advenu du système éducatif français ?
28.5.2008 par admin.
Les résultats scolaires ont chuté dans les années 60 et la chute n’est toujours pas terminée.
- En 2003, l’illettrisme pénalisait en France plus de 2,3 millions d’adultes et 10% de jeunes (Source Insee).
- 20 % de la population française a des difficultés avec la lecture et l’écriture.
- Plus de un Français sur 10, entre 17 et 25 ans, ne sait ni lire ni écrire correctement.
33 % des élèves ayant quitté l’école en troisième sont en situation d’illettrisme.
Selon un rapport de l’OCDE de 1996 : 40,1% des Français de 16 à 65 ans éprouvent de grandes difficultés à lire. La France souffre gravement d’illettrisme et se situe même en queue de peloton des grands pays industrialisés.
L’étude organisée par l’OCDE concernait sept pays et portait sur les capacités d’écriture, de lecture mais aussi de faculté à utiliser les informations.
Plutôt que d’affronter le problème et de rechercher les vrais causes de ce désastre, les pouvoirs publics ont préféré contester cette étude et ne plus répondre aux questionnaires internationaux.
Depuis lors il est devenu difficile de mesurer avec fiabilité l’étendue des dégâts.
Ce qui est sûr, c’est que plus de 100 milliards d’Euros sont injectés chaque année dans le système éducatif sans parvenir à limiter la casse. Pourtant, la plupart des enseignants se donnent de la peine et sont dévoués à leur profession. Ils ont le désir fondamental d’aider les enfants à apprendre. Et malgré une certaine propagande prétendant le contraire, les enfants apprennent bien quand on leur enseigne avec des principes éducatifs sensés et qui ont fait leurs preuves.
Quelle est explication au déclin de notre système éducatif, qu’elle est l’origine ? Ne serait-il pas le fruit du hasard mais d’une volonté délibérée d’y introduire des concepts psychopédagogiques et psychiatriques destructifs ?
Les questions actuelles telles que le dépistage systématique des enfants pour de pseudo troubles mentaux ou les traitements psychotropes pour les élèves ne sont que la conséquence de cette évolution qui a transformé et transforme encore l’école en annexe de l’hôpital psychiatrique.
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Le retour de la psychiatrie répressive ?
22.5.2008 par admin.
Je dirais d’abord que nous n’avons pas vu le coup venir et je m’explique.
En juin 2005, la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme organisait une conférence ayant pour titre « Les enfants européens, un nouveau marché pour la psychiatrie ».
L’association était alors très consciente que la psychiatrie, à partir du champ médical, essayait de s’implanter sur le marché des enfants. On sentait alors que l’enfance était menacée par la médicalisation de tous ses problèmes. Il s’agissait de dénoncer l’extension du champ médical, et particulièrement psychiatrique, aux difficultés de l’enfance.
Depuis, l’INSERM a publié un rapport sur les troubles des conduites, préconisant le dépistage des supposés troubles mentaux des enfants dès 3 ans pour éviter qu’ils ne deviennent des délinquants dix ans plus tard. Et voilà donc que la menace de psychiatrisation de l’enfance a pris un nouveau visage, qu’elle s’insinue sur de nouvelles lignes au sein de la société.
Cette ligne, c’est la prévention de la délinquance.
Qu’est-ce que la prévention en psychiatrie ? La prévention psychiatrique n’est qu’une forme avancée de répression. Prévenir de futurs troubles mentaux revient à réprimer à l’avance de futurs comportements déviants sur la base de comportements du présent, en se basant sur l’hypothèse d’un déterminisme total.
« Tout est joué d’avance, tu seras ce que tu dois être et tu n’as aucun contrôle sur toi-même et encore moins sur ta vie ». On « prévient la délinquance » en punissant les jeunes enfants et cette punition psychiatrique prend souvent la forme de drogues, comme par exemple la ritaline. Il s’agit de répression et en aucun cas de prévention réelle. Le fait de donner un psychotrope est une pure répression de l’être qui est enserré dans sa camisole chimique. C’est de la répression pure, au plus près de la personne. La psychiatrie « prévient » la violence également en procédant à l’internement d’un individu. Qu’est-ce qu’interner quelqu’un si ce n’est le punir, le priver de sa liberté ?
C’est en fait toute la psychiatrie qui est basée sur la répression. Pinel, un des pères fondateurs de la psychiatrie à la fin du 18e siècle, et supposé libérateur des aliénés, n’a-t-il pas prétendu avoir soigné une jeune femme perturbée parce qu’elle s’était soudainement calmée quand il l’avait menacée de la brûler avec un tison ? Ainsi l’annonce aujourd’hui de l’utilisation de la prévention psychiatrique en vue d’éviter les troubles sociaux futurs signifie que nous allons assister à l’amplification du pouvoir répressif de la psychiatrie sur les citoyens, et cela dès leur plus jeune âge.
Toute la psychiatrie est en fait basée sur la punition, qu’elle soit physique ou qu’elle se fasse par le biais de la mise à l’écart ou de la stigmatisation. Et le champ de la psychiatrie ne fait que s’étendre. Sans doute naturellement, au cours de son extension, le champ psychiatrique a rencontré le champ policier et le champ de la justice. Et ce champ psychiatrique en a profité pour prospérer et grossir, sous couvert d’aider l’État dans ses tâches les plus essentielles et reconnues.
Nous en sommes là aujourd’hui. La psychiatrie apparaît au grand jour comme un moyen de répression. C’est d’ailleurs le point positif du contexte actuel.
Les choses sont plus visibles. Notre association qui se bat depuis 1974 contre les abus psychiatriques et qui dénonce depuis des années cette psychiatrisation rampante de notre société, ne peut accepter cette évolution à marche forcée vers le dépistage des troubles mentaux et le suivi psychiatrique dès le plus jeune âge.
C’est une fraude scientifique, une atteinte grave à la liberté des individus, c’est une intrusion inacceptable dans la vie privée et c’est totalement inefficace. 35% des personnes en prison étaient suivies avant la prison en psychiatrie. Si la psychiatrie disposait d’une quelconque compétence pour prévenir la violence, nous n’aurions pas de tels chiffres.
Et puis n’oublions pas les milliers d’enfants sous drogues psychiatriques dont l’avenir est souvent compromis, les 76 000 personnes internées de force chaque année, les électrochocs en nette recrudescence et même les opérations du cerveau qui amorcent un retour.
Il y a là une souffrance indicible qu’il faut regarder en face.
C’est ce que font les intervenants d’aujourd’hui, qui dénoncent avec brio et pertinence ce retour – mais est-elle partie un jour ? - de la psychiatrie répressive.
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Le drame des enfants sous drogues psychiatriques
21.5.2008 par admin.
Des médicaments mortels prescrits aux enfants pour hyperactivité
Face aux diagnostics psychiatriques dans les cours d’école, les autorités multiplient les avertissements sur les risques de suicide inhérents à ces produits et leurs indiscutables effets délétères.
Antony, 9 ans, est un enfant très joyeux, intelligent et curieux de tout, qui, à l’école maternelle, aimait s’aventurer un peu partout.
Souvent, alors que l’instituteur essayait de capter son attention, Antony avait juste envie de jouer. Son esprit s’évadait et ses mains suivaient. Il était sans cesse en mouvement – « en train de faire des siennes », comme disent les adultes.
À cause de ce comportement somme toute normal, Antony a été envoyé chez un pédopsychiatre, qui l’a étiqueté « hyperactif » et lui a prescrit un psychotrope.
Sa mère, Christiane B., insistant sur le fait qu’Antony n’était pas hyperactif et après avis de son pédiatre, a refusé de faire prendre à son fils les calmants prescrits par le pédopsychiatre. La directrice et la psychologue de l’école ont alors fait pression sur Christiane, menaçant de renvoyer Antony si sa mère s’obstinait à refuser le traitement.
À la suite d’un signalement au procureur, Christiane a été convoquée par la brigade des mineurs, audience suivie d’une enquête de moralité fouillée. Elle s’est retrouvée ensuite devant le juge des enfants qui a demandé une expertise psychiatrique. Cette expertise ayant conclu que le comportement d’Antony était tout à fait normal pour son âge, le juge a classé l’affaire !
Il a malgré tout fallu des dizaines de lettres à divers représentants des pouvoirs publics, dont le maire de Paris, pour mettre fin aux pressions et obtenir qu’Antony soit à nouveau scolarisé. Aujourd’hui, deux ans plus tard, Antony fait partie des bons élèves et selon ses voisins « On en peut pas trouver d’enfant plus gentil ».
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La Psychiatrie trahit-elle l’éthique médicale ?
20.5.2008 par admin.
Il en faut beaucoup pour pousser un homme de 45 ans à marcher 700 kilomètres entre Toulouse et Paris. Mais quand on apprend que Christian G. a entrepris son voyage pour dénoncer la brutalité psychiatrique dont sa fille a été victime et la nature de cette brutalité, le respect et la compréhension s’imposent.
Enfermée et bourrée de drogues psychiatriques.
La petite Agathe était déjà suivie par un médecin homéopathe en raison d’une tendance à l’anorexie. Alors qu’elle commençait à reprendre goût à la vie, la rencontre avec un médecin travaillant en psychiatrie a bouleversé sa vie et celle de sa famille. Ce praticien apparemment professionnel n’a pas apprécié les méthodes thérapeutiques de ses collègues et s’est mis en tête de « sauver » la petite Agathe en l’enfermant et en la bourrant de drogues psychiatriques Il a pu convaincre un procureur du fait qu’il possédait la vérité thérapeutique. Deux jours après, les gendarmes débarquaient au domicile des G. pour retirer Agathe à sa famille et la placer dans un hôpital psychiatrique.
Son père décide alors de fuir avec sa fille loin de la coercition psychiatrique, plutôt que d’accepter de la voir détruite par les psychiatres. En fuit, il accepte finalement de la remettre aux mains d’un médecin qu’il connaît et qui décidera très vite qu’Agathe doit recouvrer sa liberté.
Monsieur G., comme des milliers d’autres parents, se bat pour la dignité et la liberté. Contre lui se dresse l’arrogance de la psychiatrie, qui tire son autorité d’une apparence de science médicale, mais qui ne repose que sur le pouvoir d’interner, de forcer.
La trahison de la psychiatrie
D’après le docteur Pierre Pennichon, il existe une différence fondamentale entre la conception psychiatrique de la médecine et celle de tous les autres médecins.
“En l’absence de toute étiologie (recherche de causes des maladies) et de tout test physique, la psychiatrie a tendance à s’imposer par la force et la contrainte. Même si seulement 13% des personnes hospitalisées en psychiatrie le sont sous contrainte, seule la peur de la punition pousse la plupart des autres patients à se soumettre à des traitements à la limite du supportable“
Pour moi, la psychiatrie est sans doute en train de trahir la médecine. A coup d’expertises manquées, de diagnostics aléatoires sans base scientifiques sérieuse, les psychiatres ont de plus en plus recours à la force. Ils jouent à la roulette russe avec la population dans son ensemble.
Je dénonce notamment la façon dont « l’urgence » est redéfinie en psychiatrie. En effet, la loi de 1990 sur la protection des personnes hospitalisées en psychiatrie a introduit cette notion « d’urgence » sans la définir, mais en laissant aux psychiatres la possibilité d’interner un patient avec une certaine facilité dans ce cadre flou. Les résultats sont alarmants.
Non seulement les internements forcés sur demande d’un tiers ont augmenté de plus de 60% en dix ans mais les internements en urgence, supposés très rares se sont envolés, dépassant dans certains départements le nombre d’internements simples.
Les faits montrent que dans beaucoup de départements, l’usage de la procédure d’urgence est abusif.
Mais aucune plainte ne rendra leur fils aux parents dont l’enfant, placé en isolement dans un hôpital psychiatrique de l’Est de la France, est mort de déshydratation.
Plus que les chiffres, c’est l’émotion légitime des parents qui doit pousser notre société à réformer en profondeur le système psychiatrique français.
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Un traitement efficace
19.5.2008 par admin.
Professeur de psychiatrie clinique à l’Ecole de médecine de l’Université de Californie, à San Diego et ancien chef du Centre d’Etudes de la Schizophrénie de l’Institut National Américain de la Santé Mentale, feu le Dr Loren Mosher a écrit :
« J’ai ouvert Soteria House en 1971… où de jeunes personnes diagnostiquées « schizophrènes » ont vécu sans médication, entourées par un personnel non professionnel entraîné pour les écouter et les comprendre, leur donner soutien et sécurité et valider leur expérience. L’idée était que la schizophénie peut souvent être surmontée grâce à de vraies relations humaines plutôt qu’avec des drogues… »
Le projet Soteria comparait leur méthode thérapeutique aux traitements « habituels » à base de drogues administrées par les hôpitaux psychiatriques aux personnes nouvellement diagnostiquées schizophrènes.
« l’expérience a fonctionné mieux que prévu. Deux ans après leur admission, les patients traités à Soteria travaillaient à des niveaux professionnels considérablement plus élevés, vivaient la plupart du temps seuls ou avec des pairs, et affichaient le taux le plus faible de réadmissions. Il est intéressant de noter que les patients traités à Soteria, qui ne recevaient aucune médication neuroleptique… ou qui étaient supposés obtenir les pires résultats, s’en tirèrent en fait bien mieux que les sujets témoins traités par les drogues à l’hôpital », expliquait le Dr Mosher.
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Une aide véritable
16.5.2008 par admin.
Guérir « l’incurable » sans psychiatrie
À Imola, en Italie, le Dr Giorgio Antonucci a développé un programme pour traiter la schizophrénie sans
médicaments ; celui-ci a obtenu de bien meilleurs résultats que la déshumanisation et la prescription de drogues en psychiatrie.
Le Dr Antonucci croit fermement en la valeur de la vie humaine. Sa conviction est que, contrairement à l’enfermement forcé et aux traitements physiques inhumains, la communication peut guérir même les esprits les plus perturbés.
À l’institut d’Osservanza (observation) d’Imola, le Dr Antonucci a traité des quantités de femmes soi-disant schizophrènes, dont la plupart étaient attachées en permanence à leur lit (certaines depuis 20 ans). On y employait des camisoles de force et des muselières en plastique pour empêcher les patientes de mordre.
Le Dr Antonucci commença à libérer ces femmes de leur emprisonnement. Il consacra de nombreuses heures, chaque jour, à leur parler et à « pénétrer leurs délires et leurs angoisses ». Dans chaque cas, le Dr Antonucci écouta des récits d’années de désespoir et de souffrances en institution.
Sous la direction du Dr Antonucci, on abandonna les « traitements » psychiatriques. De même, certains des services psychiatriques les plus oppressifs durent fermer leurs portes. Il veilla à dispenser aux patientes des soins empreints de compassion et de respect, sans recourir à des médicaments. En fait, grâce à ses conseils, le service le plus violent de l’établissement était devenu le plus calme. Après quelques mois, ses patientes « dangereuses » étaient libres, se promenant tranquillement dans le jardin de l’asile. À la fin, elles purent quitter l’hôpital et nombre d’entre elles ont appris à lire et à écrire, à travailler et à se prendre en charge pour la première fois de leur vie.
De plus, de tels programmes parallèles coûtent bien moins cher à la collectivité. Le programme précité et d’autres similaires, démontrent jour après jour l’existence de réponses sérieuses et de l’espoir pour les personnes gravement perturbées.
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Journée nationale d’action contre les abus psychiatriques
16.5.2008 par admin.
Commission des Citoyens
pour les Droits de l’Homme
BP 10076
75561 Paris Cedex 12
Tel : 01 40 01 09 70
Adresse courriel: ccdh@wanadoo.fr
Site Internet: www.ccdh.asso.fr
Paris, le 15 mai
Communiqué de presse
Samedi 17 mai : A l’occasion de la Journée nationale d’action contre les abus psychiatriques, près d’une vingtaine de manifestations organisées par la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme auront lieu à travers la France pour dénoncer la recrudescence des violences et l’absence de contrôle dans les hôpitaux psychiatriques français.
En Ile de France, 3 manifestations auront lieu devant des hôpitaux psychiatriques : de 10h30 à 11h30 devant l’hôpital Maison Blanche à Neuilly sur Marne, de 12h30 à 13h30 devant l’hôpital Esquirol à Saint Maurice et de 14h30 à 15h30 devant l’hôpital Corentin Celton à Issy les Moulineaux.
Un grand rassemblement final aura lieu de 16h à 17h30 Place de la Bastille à Paris.
Ces dernières semaines, plusieurs incidents ont eu lieu dans des hôpitaux psychiatriques français mettant en cause des membres du personnel soignant qui se seraient livrés à des maltraitances sur des patients.
A l’hôpital psychiatrique Sainte Marie à Nice, une aide-soignante a fortement giflé un patient. Ce patient a été mis en isolement et un médecin ayant souhaité le rencontrer s’est vu refusé l’accès, ce qui avait suscité la colère de la Présidente de la FNAPSY, la fédération nationale des associations de patients en psychiatrie.
En avril, à Agen, une aide soignante exerçant dans l’hôpital psychiatrique du département a été mise en examen pour des sévices répétés sur personnes vulnérables dans le cadre de sa mission.
Enfin, très récemment, ce sont cinq aide soignants de l’hôpital Bon Sauveur d’Albi qui ont été soupçonnés de violences sur des patients.
Finalement, il y a quelques jours, dans une clinique psychiatrique de Haute Garonne, une patiente dont la hanche avait été fracturée par des coups, donnés cette fois-ci par un autre patient, s’est plainte de ne pas avoir reçu les moindres soins médicaux pendant 18 heures. Dans cette même clinique, un adolescent s’est suicidé par pendaison en février dernier et on y dénombre 4 suicides et plus de 40 fugues d’adolescents depuis septembre 2007. Plusieurs plaintes ont été déposées et une enquête administrative de la DDASS serait sur le point de commencer.
Cette répétition de faits sur une courte période montre que la maltraitance est une réalité dans les hôpitaux psychiatriques français.
La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme dénonce l’absence de contrôles dans les hôpitaux psychiatriques français. Alors que, selon la loi, le Président du Tribunal de Grande Instance et le Préfet doivent effectuer 2 visites de contrôle chaque année dans ces hôpitaux psychiatriques et le Procureur de la République 4 par an, la CCDH constate que dans le grande majorité des cas, ces visites ne sont pas effectuées.
En effet, l’association a demandé à tous les hôpitaux psychiatriques d’indiquer les dates des visites réalisées par ces autorités. Les résultats obtenus auprès de 118 établissements sont édifiants : il n’existe pas un seul département où ces visites sont réalisées selon les termes et la fréquence prévus dans la loi !
Alors que la France vient d’être épinglée par la Comité des droits de l’Homme de l’ONU pour l’état de ses prisons, il est clair que la succession de mauvais traitements et l’absence de contrôle dans les hôpitaux psychiatriques pourrait faire l’objet de remontrances au niveau international.
Les manifestants de la CCDH vont donc demander ce samedi une intervention énergique de l’état pour rétablir la sécurité des patients en psychiatrie en mettant en place de vraies structures de contrôle de ces établissements qui restent trop souvent des zones de non droit.
Pour toutes informations complémentaires, contactez la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme au 01 40 01 09 70 ou au 06 67 56 88 04.
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