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Archive pour mars 2008
L’antipsychiatrie est-elle morte ?
14.3.2008 par admin.
Il y eut un temps où il était de bon ton de critiquer la psychiatrie, où un intellectuel qui se respectait se devait de participer à l’effervescence critique qui pleuvait alors sur la psychiatrie asilaire. C’était l’époque où Foucault publiait son histoire de la folie à l’âge classique, où l’ouverture de la clinique de La Borde et la psychothérapie institutionnelle suscitaient l’espoir que la psychiatrie ne serait plus jamais la même. C’était dans les années 60 et 70.
Qu’en est-il aujourd’hui ? Les principaux acteurs de l’antipsychiatrie ont disparu. Leurs élèves se font discrets. La clinique de la Borde existe toujours mais on y trouve des patients sous neuroleptiques, comme ailleurs. Rares sont les psychiatres qui critiquent le système psychiatrique, ou bien c’est pour demander davantage d’argent public quand les antipsychiatres voulaient rompre avec l’emprise étatique. Il y a certes des éclats de lumière dans ce tableau catatonique. Un Zarifian à son tour disparu n’a-t-il pas lancé un débat qui perdure sur la surconsommation de psychotropes et la liaison incestueuse entre psychiatrie et laboratoires pharmaceutiques ?
Force est de saluer également la belle résistance des psychanalystes qui dénoncent avec constance et parfois avec brio la psychiatrisation grandissante de la société. Mais ces psychanalystes ont une faiblesse : la psychanalyse. Celle-ci ne représente pas une alternative crédible face à la psychiatrie. Et puis les psychanalystes n’ont-ils pas tenté eux-mêmes de convaincre tout un chacun qu’il était névrosé, ouvrant ainsi la voie aux psychiatres qui nous voient tous dépressifs, hyperactifs, phobiques ou plus, si affinités ?
Alors, l’antipsychiatrie est-elle morte ? Oui, et enterrons la. Elle n’a pas compris l’évolution de notre société et elle s’est faite récupérer, voire avaler par l’évolution biologique de la psychiatrie. Laissons plutôt s’exprimer le sentiment d’inquiétude et de ras le bol qui se développe dans la population. Celle-ci commence à sentir dans sa chair l’emprise de la psychiatrie sur sa vie. Que les mères inquiètes et exaspérées de voir leurs enfants testés, étiquetés puis orientés chez les psys se lèvent, manifestent, et il en sera fini de la psychiatrie telle que nous la connaissons. Que les parents d’enfants autistes ou schizophrènes s’organisent et exigent des prises en charge décentes de leurs enfants et l’hôpital psychiatrique disparaîtra dans sa forme actuelle. Un vent se lève. Est-ce une révolution ? Non, simplement une aspiration légitime à la décence de la part d’une population rétive à toute forme de contrôle psychiatrique. Le temps des réformes a sonné. Ce journal a été créé pour exprimer ce besoin de réforme. Puisse la psychiatrie ne plus jamais être la même.
Frédéric Grossmann
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Un antidépresseur pour chaque Français en 2008 !
13.3.2008 par admin.
Plus de 5 millions de personnes consomment des antidépresseurs et psychotropes en France, dont plus de 120 000 enfants et adolescents
Jusqu’où ira-t-on ? Après la forte polémique ayant entouré en 2006 le projet de dépistage obligatoire des troubles mentaux chez les enfants, une tentative supplémentaire de psychiatrisation de la population, cette fois-ci adulte, vient d’avoir lieu. Une campagne publicitaire sans précédent a déferlé dans les médias, invitant chaque Français à s’interroger sur son état mental. Le message est simple: est-on certain de ne pas être dépressif et n’est-il pas temps d’envisager la prise d’antidépresseurs pour enfin voir la vie en rose ?
La « dépression » : un marché juteux
Comment justifier une telle campagne qui contribue à remplir les cabinets médicaux de patients inquiets à propos de leur prétendue « maladie » ? La France est déjà le pays le plus accro du monde aux psychotropes et cette campagne ne fera qu’aggraver une situation déjà préoccupante et dénoncée par des experts reconnus.
Dans le rapport qu’il avait remis au Ministre de la santé en 1995 afin d’expliquer les raisons de cette surconsommation, le professeur Zarifian¹ expliquait déjà brillamment comment le tandem psychiatrie biochimique/industrie pharmaceutique avait redéfini les difficultés de la vie et le mal-être qui en résulte pour en faire une maladie : la dépression. Le lobbying intense pour populariser cette nouvelle approche de l’existence nous a fait entrer dans l’ère de « la médicalisation du moindre vague à l’âme ». Entre 1980 et 2004, les ventes d’antidépresseurs ont ainsi été multipliées par 8 en France, passant de 84 millions d’euros en 1980 à plus de 650 millions en 2004. Plus de 5 millions de Français consomment déjà ce type de drogues dont plus de 120 000 enfants et adolescents.
Les laboratoires pharmaceutiques ne sont pas les seuls gagnants de cette médicalisation à outrance. Les cabinets des psychiatres se remplissent et les cliniques psychiatriques privées se multiplient autour de la plupart des grandes villes françaises. Pour quels résultats en terme de santé publique ? L’« épidémie » de dépressions n’a fait que se propager suite au marketing soigneusement élaboré par les laboratoires et les psychiatres leaders d’opinion.
L’efficacité des antidépresseurs remise en question
Les études scientifiques mettant en cause l’efficacité des antidépresseurs se sont multipliées ces dernières années. Récemment, une étude réalisée par les chercheurs de l’Université de Hull (Yorkshire, Royaume Uni) concluait que le Prozac et trois autres antidépresseurs de la même classe n’étaient pas plus efficaces que le placebo pour les personnes présentant une dépression légère ou modérée.
Une autre étude sur les antidépresseurs réalisée par un expert de l’Université de l’Oregon, le docteur E. Turner, a déclenché un scandale au sein de l’administration américaine. Le docteur Turner y révèle que sur un total de 74 études soumises à la FDA (Organisation américaine de mise sur le marché des médicaments) , 36 s’avéraient négatives et qu’elles n’ont jamais été publiées. Onze d’entre elles ont même été « maquillées » pour faire apparaître des résultats positifs.
Comment dès lors justifier les centaines de millions dépensés chaque année par notre système de santé pour des médicaments dépourvus d’efficacité ?
Violences et suicides sur ordonnance
Les antidépresseurs ne sont pas seulement inefficaces, ils sont dangereux. Ils sont aujourd’hui régulièrement mis en cause pour leur rôle dans le passage à l’acte suicidaire ainsi que dans les actes de violence les plus insensés².
Une étude récente réalisée par un groupe de médecins légistes de la région lyonnaise sur 308 personnes s’étant suicidées démontre que plus de 75% des femmes et 45% des hommes consommaient des antidépresseurs. En outre cette consommation avait été au moins doublée chez un nombre significatif des patients dans le mois précédant le passage à l’acte. Les auteurs concluaient ainsi à une corrélation statistiquement significative entre l’augmentation récente de la prescription des médicaments psychotropes (moins d’un mois) et le geste suicidaire³. Ces conclusions corroborent d’ailleurs celles de nombreuses autres études démontrant le risque de passage à l’acte suicidaire lié aux antidépresseurs.
Ces dernières années, la plupart des tireurs fous, dont les victimes se comptent par dizaines, en particulier dans des écoles, étaient sous psychotropes. Rien qu’au cours des derniers mois, on a retrouvé des traces de psychotropes chez le tueur de Virginia Tech, chez Pekka Auvinen, le jeune Finlandais ayant tué 8 personnes dans son lycée, ainsi que chez les récents tireurs fous du Nebraska et de l’Illinois. En France, on se souvient surtout de l’affaire Richard Durn, le tueur de Nanterre, sous antidépresseur lorsqu’il ouvrit le feu en plein conseil municipal, tuant 8 personnes et en blessant 14 avant d’être arrêté puis de se suicider pendant sa garde à vue.
Il y a un an à peine, l’OPEPS (Office Parlementaire d’Evaluation des Politiques de Santé) s’est penché sur la question du bon usage des médicaments psychotropes. Un rapport a été publié dans lequel sont présentées un certain nombre de recommandations conformes aux besoins de notre pays en matière de santé. Parmi ces recommandations figure la nécessité de réduire la fréquence des prescriptions inappropriées en respectant les recommandations de bonnes pratiques, de favoriser l’accès aux alternatives thérapeutiques et de donner aux médecins les outils pour interrompre les traitements chroniques injustifiés. Ces recommandations pourtant pleines de bon sens ont été non seulement ignorées mais, contre toute logique, une campagne publicitaire très onéreuse a été lancée fin 2007 pour encourager la psychiatrisation et la mise sous psychotropes d’une part toujours plus importante de la population.
Tout cela est choquant, déroutant et va contre la logique de précaution la plus élémentaire. Mais l’objectif est-il vraiment la santé mentale de nos concitoyens ?
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200 internements de force par jour en France !
13.3.2008 par admin.
Plus de 76 000 personnes sont internées sous contrainte chaque année, soit 2 à 4 fois plus que chez nos partenaires européens. Le processus d’internement permet de prolonger le séjour en hôpital pendant des années. Une fois libérés, les patients risquent d’être soumis à des “traitements” obligatoires.
Plus d’internements sous contrainte à Paris que dans toute l’Angleterre !
Côté internements psychiatriques, la France, pays des libertés, bat tous les records en Europe. On y compte chaque année 2 à 4 fois plus d’internements forcés qu’en Italie ou qu’en Angleterre. Il est très facile de se voir interné contre son gré dans un hôpital psychiatrique en France (HP). Les occasions sont nombreuses : divorce qui tourne mal, plainte d’un voisin pour « comportement anormal », contestation d’héritage, et vous vous retrouvez vite fait bien fait devant un psychiatre, prêt à vous interner au terme d’un diagnostic bâclé. Le risque est réel : chaque année, plus de 76 000 personnes sont internées sous contrainte. Certes, certaines personnes doivent être isolées de la société pour garantir leur sécurité et celle d’autrui. Mais la méthode psychiatrique de prise en charge forcée est inacceptable dans une société dite civilisée. Non seulement des citoyens se retrouvent privés de liberté sans avoir été jugés mais leur internement peut se prolonger sans justification réelle et s’accompagne le plus souvent d’une mise sous camisole chimique, voire d’électrochocs.
Privées de libertés, les victimes des abus psychiatriques sont des citoyens de seconde zone. S’ils manifestent leurs désaccords, leurs protestations sont interprétées comme des actes d’insubordination prouvant que la victime est bien malade, et son internement est prolongé. Bien que la loi prévoie un examen médical et requière l’accord de deux médecins pour l’internement sur demande d’un tiers, dans les cas d’urgence, seul l’accord d’un médecin suffit. Comme par hasard, les internements en urgence, supposés être réalisés à titre exceptionnel, d’après la loi, représentent dans certains départements près de 90 % du nombre total des cas… Un bel exemple de détournement de la loi au détriment des citoyens à la merci de l’arbitraire. Pendant l’internement, les droits deviennent souvent purement théoriques et les secours extérieurs inexistants.
Ainsi, les préfets, présidents de tribunaux de grande instance et procureurs, qui doivent normalement effectuer une fois par semestre (par trimestre pour les procureurs) une visite dans les hôpitaux psychiatriques sans publicité préalable, c’est-à-dire à l’improviste, ne le font que rarement. Ils sont pourtant supposés recueillir les réclamations des personnes hospitalisées et procéder le cas échéant aux vérifications utiles. CCDH a demandé aux hôpitaux psychiatriques une copie des registres attestant de ces visites et le constat est sans appel : les hôpitaux psychiatriques ne sont pas contrôlés.
Plus de 250 appels de détresse touchant aux pratiques psychiatriques abusives
En 2007, CCDH a reçu plus de 250 appels de détresse concernant des violations des droits des patients en psychiatrie. 40 personnes confrontées à des dérives en matière d’internement psychiatrique ont pu recouvrer leurs droits. Plusieurs plaintes sont aujourd’hui en cours. CCDH a constaté que le droit à recevoir un traitement approprié est souvent bafoué en psychiatrie. Dans de très nombreux cas, on ne procède à aucun examen médical approfondi du patient admis dans un HP. La proportion de personnes souffrant de maladies sans rapport avec des troubles mentaux et restant abusivement internées sans recevoir de soins appropriés s’élèverait d’après certaines études à plus de 50 %.
Privés de libertés, les victimes des abus psychiatriques sont des citoyens de seconde
On peut douter que des neuroleptiques ou des électrochocs puissent soigner des pathologies comme des troubles cardiaques ou endocriniens, des allergies ou des carences nutritionnelles…
La CCDH recommande depuis des années que des médecins généralistes examinent l’état de santé physique des patients admis dans les établissements psychiatriques. Elle demande que l’on prodigue les soins indispensables aux patients physiquement malades. Le chiffre ahurissant des internements sous contrainte en France est un scandale et une honte pour la République.
Les hôpitaux psychiatriques ne doivent pas être des zones de non droit. La légalité doit y régner et non l’arbitraire. Les patients qui y sont détenus doivent jouir pleinement de leurs droits les plus élémentaires.
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Des psychiatres soupçonnés d’avoir monnayé leur aide à des sans-papiers
12.3.2008 par admin.
Les 5 personnes arrêtées à Marseille auraient délivré des certificats de complaisance à des étrangers en situation irrégulière.
Les 5 psychiatres, dont trois experts, auraient permis, contre rétribution, l’établissement de certificats de complaisance. Des documents permettant de bénéficier d’une autorisation de séjour sur le territoire à titre médical ont été saisis, a t-on ajouté de même source.
Source : Le Figaro. 29/01/2008.
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Psychotropes et rage meurtrière
11.3.2008 par admin.
Le 26 mars 2002, Richard Durn assiste aux délibérés du conseil municipal de Nanterre. Il se lève, se dirige vers les élus, prend son pistolet Glock et ouvre le feu. Il saisit une deuxième puis une troisième arme à feu. Avant qu’on ne parvienne à le plaquer au sol, il a tué 8 personnes et gravement blessé 14 autres. Il se suicide le surlendemain pendant sa garde à vue, en sautant par la fenêtre du local de police. Durn a expliqué les motivations de son acte. Il avait raté sa vie, il se considérait comme « une chose, un déchet […]. Je vais devenir un serial killer, un forcené qui tue ». Richard Durn avait un dossier psychiatrique et était suivi au long cours.
Le Figaro s’interrogea sur la responsabilité des antidépresseurs dans le drame de Nanterre. « La prise de certains antidépresseurs peut-elle déclencher le basculement d’un individu dans la plus implacable violence ? Une question qui pourrait aujourd’hui éclabousser le monde de la psychiatrie française. »
Il fut découvert que Richard Durn prenait du Prozac. Mais les benzodiazépines (catégorie de produits anxiolytiques très utilisés dans la pratique quotidienne), souvent prescrites aux dépressifs, peuvent aussi provoquer de dangereux troubles du comportement. Un an auparavant, l’ancien ministre de la Santé Bernard Kouchner déclarait : « Les benzodiazépines sont parfois responsables de comportements violents et peuvent amener au passage à l’acte soit suicidaire, soit agressif pour autrui dans des conditions trop souvent dramatiques. »
Le 7 novembre 2007, dans un lycée paisible de Tuusula, au sud de la Finlande, un étudiant de 17 ans, Pekka-Eric Auvinen, ouvre le feu autour de lui et tue 8 personnes avant de se suicider. Le journal finlandais Helsingin Sanomat affirma que « le tireur de Jokela a sans doute pris des antidépresseurs, geste ayant un rapport avec les massacres perpétrés dans des écoles aux États-Unis. Un message d’Auvinen est apparu sur internet juste avant son acte, déclarant qu’il prenait des psycho stimulants bien qu’il les ait en horreur”.
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Les psychanalystes s’insurgent contre la campagne sur la dépression
10.3.2008 par admin.
A Bordeaux, rapporte le journal Sud-Ouest du 24 novembre dernier, des psychanalystes et des psychiatres se sont mobilisés pour réagir contre les mensonges de la campagne nationale sur la dépression. Le livret qui sert de support à la campagne soutenue par le ministère de la Santé est fortement critiqué. « Traiter la dépression comme la grippe ou un rhume n’a pas de sens. […] Ce guide est débilitant, choquant. Il entend dépister et généraliser une maladie nouvelle appelée « dépression » à travers des signes ou symptômes aussi ordinaires que le manque d’appétit, la tristesse, l’ennui, les idées sombres. Autant de choses qui sont le propre de l’homme, au moins autant que le rire ou le plaisir. Depuis 20 ans, on assiste à une pseudo épidémie de dépression en France. La vente des antidépresseurs a été multipliée par 7 en simultané. Bizarre, non ? Et si cette épidémie avait été fabriquée par les laboratoires ? »
Un des psychanalystes déplore que le mot « dépression » soit utilisé à tort pour des symptômes ressentis par tout le monde. Serait-ce une astuce de marketing pour faire vendre plus de psychotropes ?
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Mise en garde de l’Agence européenne du médicament
9.3.2008 par admin.
La distribution des antidépresseurs a augmenté de 250 % entre 1994 et 2001. Aujourd’hui, un adolescent sur dix sort d’une visite médicale avec une prescription de psychotropes. La situation est si préoccupante que l’Agence européenne du médicament (EMA), chargée de conseiller la Commission européenne sur la politique commerciale des médicaments en Europe, s’est penchée sur le problème. Le 25 avril 2005, après une revue des antidépresseurs destinés aux enfants et aux adolescents, l’EMA a publié le communiqué suivant.
Extrait : « Le comité scientifique de l’Agence [Committee for Medicinal Products for Human Use – CHMP] a conclu au terme de la réunion des 19-22 avril que le comportement relatif au suicide (tentatives de suicide et pensées suicidaires), l’hostilité (agression prédominante, comportement oppositionnel et colère) sont plus fréquemment observés lors des essais cliniques parmi les enfants et les adolescents liés à ces antidépresseurs en comparaison avec ceux qui prennent un placebo.
Le CHMP recommande en conséquence d’introduire un avertissement sérieux dans toute l’Union européenne en direction des médecins et des parents au sujet de ces risques. »
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Des familles de malades internés vont intégrer un collectif national
8.3.2008 par admin.
La Provence, 23 octobre 2007
Ils veulent une médecine psychiatrique plus humaine. Ils veulent rompre la loi du silence, trouver d’autres alternatives aux électrochocs et aux traitements médicamenteux.
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Le Prozac prescrit aux enfants à partir de 8 ans !!!
8.3.2008 par admin.
Désormais, le Prozac pourra être prescrit en France aux enfants à partir de 8 ans.
L’Agence française de sécurité des produits de santé (AFSSAPS) a accordé une “extension d’indication” pour le Prozac, jusqu’alors réservé aux adultes. Au moins 40 000 enfants sont concernés. Cette décision fait suite à l’autorisation de prescrire du Prozac aux enfants par l’Agence européenne du médicament (EMA), en août 2006. L’AFSSAPS veut encadrer cette prescription. Elle émet de fortes részerves car être sous Prozac à 8 ans comporte des risques : actes suicidaires, perturbation de la croissance, ralentissement du développement des organes sexuels… Nos enfants sont-ils des cobayes ?
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Soigner la maladie sans se soucier du malade…
8.3.2008 par admin.
Propos :
Georges-Alexandre Imbert, Président de l’AAAVAM
Nous reproduisons ici des extraits d’une intervention donnée par M. Imbert dans un colloque européen sur la psychiatrie tenu à Paris en 2006.
« La plupart des médecins ne connaissent que les bienfaits des médicaments psychotropes, en ignorent les effets délétères et ne se sentent pas concernés par les maladies iatrogènes (liées aux traitements). Leurs effets sont bien plus graves qu’on le dit. Ainsi, les psychotropes entraînent souvent un changement de personnalité, une dépendance au médicament, de l’apathie, l’amnésie émotionnelle ainsi qu’une inaptitude à lutter. Et ce n’est pas tout puisque la liste des effets secondaires des neuroleptiques et des nouveaux antipsychotiques est si longue que nous ne reprendrons que les plus connu : syndrome parkinsonien, paralysie tardive et persistante, troubles cardiaques.
De plus, les anxiolytiques, qui lèvent la barrière naturelle de défense du sujet, sont parmi les plus grands pourvoyeurs de suicide, permettant de ce fait de passer à l’acte en toute sérénité, et je cite là un ouvrage médical […]
Comment accepter que d’aussi grands risques soient pris par la prescription de tels médicaments? Les médecins conditionnés par les laboratoires ne remettent rien en cause. Le professeur Zarifian avait déjà souligné cette disposition d’esprit : « Il faut aussi souligner l’impossibilité psychologique de nombreux médecins à modifier leur représentation sociale : les benzodiazépines sont des médicaments, donc elles ne peuvent être une drogue. Je prescris un médicament à un malade, donc je ne peux pas être un dealer qui fournit un toxicomane. C’est légal, donc ce n’est pas dangereux. »
L’État et la Sécurité sociale veillent à ce que ces médicaments soient toujours prescrits pour assurer la paix sociale. La santé financière des actionnaires des multinationales de la pharmacie l’emporte sur la santé des patients.
Les psychotropes ne guérissent pas, ils ne font que contenir les maladies de l’âme. Les gens croient qu’ils peuvent guérir de leur mal-être parce qu’une certaine presse sous influence des lobbies le leur fait croire. […] Je ne le répéterai jamais assez, ces drogues légales diminuent rapidement l’anxiété en libérant la violence propre à chacun. […] Nous sommes les champions d’Europe de la consommation des tranquillisants et des somnifères, et par voie de conséquence également premier pays au palmarès du nombre de suicides ! […] Mais on apprend au médecin à soigner la maladie sans se soucier de la personne malade. »
Georges-Alexandre Imbert est Président de l’AAAVAM, Association d’Aide aux Victimes d’Accidents de Médicaments. Il a publié Tranquillisants, somnifères, neuroleptiques, ces faux amis… aux Éditions Dauphin.
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